Comme souvent face à l'adversité d'un auto-focus imposé, la tentation de prendre la fuite, d'avoir l'illusion de reprendre les rênes, de partir pour remplir, refait surface avec une force et une détermination toujours plus grande. Certains diront que l'herbe est toujours plus verte ailleurs. Et c'est parfois vrai. C'est "ailleurs", qu'on  apprend, qu'on s'apprend. Obligée de se faire face. "Dar(se) la cara" -dirait-on là bas.

Et comme à chaque fois, qu'il faut faire face à l'adversité, la tentation de repartir resurgit. Elle sait que là bas... elle s'y sent bien. Tout comme ici -a priori-. Rentrée que pour -mieux- repartir. Et pourtant cela fait bientôt 7ans que le nouveau départ est repoussé. Peut-être parce que ce n'était jamais vraiment -complètement- le moment. Parce que les liens présents étaient trop forts. Qu'ils la retenaient. Certains liens s'étant un légèrement distendus, l'appel du/dû [au] manque s'est refait de plus en plus sonore.

Cela a toujours été une évidence: il y aura(it) un nouveau départ. L'appel de la langue, de la culture, de l' "être"... Cela ne s'explique pas. Cela se vit.  Pourtant cela induit de nombreux (trop?) désagrements. Pourtant le manque se fait chaque année plus fort. L'évidence se rapproche chaque fois un peu plus: il va falloir repartir. Besoin de se sentir "étranger". De pouvoir être double, d'une certaine manière. De faire vivre son "autre". Besoin d'être dans l'alterité.

Pour l'heure, cela n'est pas d'actualité. Le moment venu il faudra prendre la décision -déjà prise...-.

Un nouveau départ...