... sur le gâteau déjà bien lourd d'une journée, d'une semaine, d'un mois, d'un trimestre, d'un semestre, d'une année bien -trop- indigeste(s).


     Il y a des moments de la vie qui font que... les petites contrariétés dérisoires et ridicules se mettent à gonfler, gonfler à devenir de belles saloperies. Les petits pépins deviennent de gros noyaux.

     Alors, certes, elle a beau savoir que d'un petit os, comme d'un gros noyau, naissent toujours une nouvelle histoireà écrire, le moment où on se casse la dent dessus, est toujours aussi douloureux. D'autant plus quand il s'agit de gros noyaux. Et qu'on a les dents fragiles à force.Pictures1

     Avec l'amère impression paranoïaque d'avoir droit, cette année, à un énorme clafoutis mal dénoyauté. Même si le gâteau est partagé entre la Tribu, et qu'elle ne peut pas se plaindre: la plus grosse part n'a pas été pour elle, la digestion devient de plus en plus difficile. Mâcher sa part... et se dépêcher d'avaler. Puis essayer d'aider le reste du clan à finir sa part.

     On en finit irrémédiablement par regretter le temps de (ses) cerises (dénoyautées). Pourtant, elle n'est pas du genre à regretter le temps qui passe. Elle est convaincue que chaque âge vaut le coup d'être vécu. Mais qu'il était doux ce temps où rien n'était plus grave qu'une petite contrariété de rien du tout. Un petit pépin de temps en temps, histoire de pimenter le quotidien.

     L'acidité des pépins est loin. Ces derniers temps, c'est plutôt l'amertume des noyaux qui remontent dans la bouche plus souvent qu'à son tour.

     Alors on essaye de sucrer avec tout ce qui passe à portée de cuiller...

Dénoyautéement leur,

Melle M.

NB: Photos prises lors d'un après-midi sucré autour d'un thé et d'un gâteau au cocholat, un peu avant les vacances. Merci à la "Bettllerave" ;-)